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Comment faire…Comment faire pour ordonner, retranscrire
et faire partager une multitude de sentiments et de souvenirs
tous plus marquants les uns que les autres ?Nos treize jours à Okinawa
sont sans doute les treize jours de ma vie que j’aurai
le plus de mal à oublier… puis d’ailleurs,
pourquoi le devrai-je ?
Les premières impressions
Dès notre arrivée sur cette petite île, au
milieu de la mer de chine orientale, la première chose
qui nous marqua, c’est le climat. A notre descente de l’avion,
C’est une véritable gifle que nous reçûmes.
En effet, il ne faisait pas si chaud que ça, mais c’est
cette humidité et ce si agressif soleil qui nous marqua,
nous français, habitués à un climat tempéré.
Nous ne savions pas encore a quoi nous attendre, et pourtant
le premier contact de l’île que nous avons eu se
trouva être le meilleur. En effet nous fîmes dès
le premier jour connaissance de Miguel, « super Miguel » car
tel nous le baptiserons au cours du séjour, cet homme
d’origines bretonnes, partit un beau jour à Okinawa
pour y faire sa vie. 
Pour aller à l’hôtel, nous prîmes un
taxi. Première surprise, tout comme « nos amis » les
anglais, à Okinawa on roule à gauche. Mais c’est
le silence, la seule chose qui me revient de ce court voyage
en taxi. Nous étions quatre dans celui-ci et les mots
se faisaient rares. Nos regards étaient figés sur
les fenêtres du véhicule, nous ne perdions pas une
miette du paysage. Nous aperçûmes le Budokan, ce
grand et beau complexe sportif qui respire les arts martiaux,
où nous allions faire du karaté, son architecture
rappelle un casque de samouraï. Nous aperçûmes
aussi un étrange bâtiment que, de manière
infantile, nous avons baptisé « la maison arbre ». A peine arrivés à notre hôtel, juste après
avoir pausé nos valises, et après avoir goûté la
bière japonaise (en guise de refroidissement bien sûr),
nous sortîmes tous dehors, afin de prendre quelques repaires
dans toutes ces rues si peu différenciables dès
le premier jour.
Les okinawaïens
Il n’y a rien à redire sur les okinawaïens.
Tout les distingue des autres peuples que je connais. L’immense
respect qui se dégage de ces gens m’a beaucoup touché.
Le respect des règles de vie (Lorsque le feu des piétons
est rouge, qu’il y ai du monde ou pas, les gens attendent,
calmement et sans râler). Même sur la route, les
règles ne sont pratiquement jamais bafouer (c’est
bien simple, je n’est pas eu l’occasion de voir un
seul policier dans la rue).
Le respect d’autrui est aussi très marqué à Okinawa.
Les gens sont discrets, doux et accueillants. Je n’ai pas
souvenir d’avoir vu de colère, d’agacement
et autres tensions, si présentes chez nous.
Il faut savoir qu’à Okinawa les gens travaillent
entre soixante et soixante dix heures par semaine, et pourtant
le professionnalisme des commerçants reste inaltérable
malgré l’étouffante chaleur et « les
touristes français qui ne comprennent rien. »
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| Nous avons eu l’occasion de faire connaissance avec certains
japonais. (Cela devait ce voir sur nos visages, car, à chaque
fois, ils devinaient que nous étions karatékas).
La première personne que nous avons connue est un barman.
Son bar, c’est moi, qui par hasard, l’ai découvert
le premier jour en me promenant. Nous sommes allés le
soir d’après boire un verre (nous étions
bien décidé a goûté le saké…non
pardon, l’awamori). Ce personnage nous a tout de suite
apprécié et, après nous avoir fait goûter
un awamori vieux de dix ans, il nous a gentiment offert une mangue.
On a eu l’occasion également de connaître
sa femme, Mizu, jeune femme avant tout magnifique, qui apprenait
le français et qui donnait des cours de danses hawaïennes.
(Autre preuve de la gentillesse des gens, elle nous a invités à venir
la voir danser, et elle nous donnés son numéro
de téléphone).
Nous fîmes connaissance de plusieurs autres personnes lors
de la soirée « Okinawa - France » que Miguel
avait organisée avec ses élèves.
Super Miguel
«
Super Miguel », parlons-en ! Je connaissais ce personnage
exemplaire, par l’intermédiaire de Pascal. Il nous
parlait d’un ami à lui qui vivait à Okinawa,
d’un personnage gentil et agréable qui aimait faire
la fête. Mais, lors de notre séjour, il fut bien
plus que ça. Malgré le fait qu’il ait beaucoup
de travail (ce qui ne l’empêcha pas d’être
parmi nous, son peuple de naissance, tous les soirs ou presque.)
il était présent à la sortie de l’aéroport.
Chaque visite, chaque magnifique image que nous avons volées
d’Okinawa, c’est à lui que nous les devons.
Nous fûmes tous stupéfaits par la présence
incompréhensible japonais laissait place à notre
anglais plus que médiocre. Ce que nous pouvons faire aujourd’hui,
en repensant à ce magnifique voyage, c’est lever
haut notre verre de bière en l’honneur de ce breton
japonais, sans qui nous ne serions pas revenus aussi heureux
de cette lointaine contrée… merci « super
Miguel » !
Nage avec les tortues
Le mercredi 24 avril nous avions à notre programme la
visite d’une île, l’île Tokashiki. Le
voyage en bateau était plutôt court et nous voyions
ce petit coin de paradis se rapprocher de plus en plus. Une fois
arrivés, mise à part la chaleur, la verdure des
collines et montagnes environnantes, et ce bleu de mer si apaisant,
nous ne savions pas encore à quoi nous attendre. Mais
après notre petit voyage en minibus, lorsque nous sommes
arrivés à cet hôtel, et que devant nos yeux
est apparut cette magnifique plage, nous savions que notre journée
s’annonçait exceptionnelle. 
Une fois tous installés sur cette magnifique toison dorée,
face à ce grand drap bleu turquoise, les commentaires
affluaient, nous n’étions plus sur terre. Pour certains
d’entre nous c’était la première fois
que nous nous trouvions face à un tel paysage. Mais le
rêve ne s’arrêtait pas là. Il nous était
possible, pour une somme modique, de louer du matériel
de plongée, à savoir : masque, tuba et palmes.
Une fois tous équipés, nous pouvions enfin faire
connaissance avec la faune et la flore de ces eaux claires. Je
me souviens encore de tous ces poissons, tous plus beaux et étranges
les uns que les autres. Mais, l’animal qui m’a le
plus marqué, c’est sans aucun doute ces merveilleuses
tortues. Elles étaient si calmes, si peu méfiantes
de nous, elles continuaient leur petit train de vie, accompagnées
par les infatigables poissons jaunâtres, sans cesse collés
sous leur carapace. Certain d’entre nous sont même
resté plus d’une heure à leur côtés,
a essayer de les toucher et de les suivre.
C’est mordu par le soleil et les yeux encore emplis de
merveilles que nous sommes montés dans le petit car, puis
dans le bateau. A mon avis, beaucoup d’entre nous, la nuit
qui suivit, a nagé avec les tortues.
Le karaté goju- ryu
Avant les excursions, les okinawaïens et les tortues, notre
véritable venue sur l’île était bien
entendu le karaté. Où pouvions-nous trouver meilleur
endroit pour pratiquer ce qui nous rassemblait tous, le karaté en
son berceau ?
Outre l’étouffante chaleur, l’impression de
manque d’oxygène (sûrement dues à la
présence dans la même salle d’environ 700
karatékas), les entraînements n’étaient
pas si difficiles. Quel bonheur pour nous, que d’écouter
Maître Morio HIGAONA, personnage que, pour la plupart d’entre
nous, n’avions vu qu’en photo ! Nous étions
en constante envie de nous dépenser physiquement et de
repousser nos limites. Je pense que nous n’oublierons jamais
le dernier jour d’entraînement :
Imaginez un nombre impressionnant de karatékas, tous animés
par la même envie de se dépasser, répondant
aux exigences d’un seul homme ! Rien, même la chaleur
et la fatigue, ne passait au-dessus de ses demandes, malgré la
difficulté du kïon (exercice statique) et cette incessante
répétition de mouvement, certains prenaient même
plaisir à crier « moïshido » (ce qui
signifie « encore »), afin de faire durer notre souffrance
plus longtemps.
Je me suis laissé entendre que certaines personnes avaient
tenté, de retour chez eux, de refaire cet exercice, mais
sans succès… c’était peut-être
la magie de l’île, ou alors la quantité d’énergie
présente dans le dojo, qui nous a portés ce jour
là…qui sais !
Les autres nations
49 Nations étaient présentes à ce stage
mondial. Des indous aux américains, du sud de l’Afrique à l’Angleterre,
tous les peuples étaient rassemblés pour la même
passion…le karaté. Je me souviendrai longtemps du
zèle des américains, du charisme des néo-zélandais,
et de la sympathie des espagnols…
Les français
Nous venions à peu prés tous de coins différents
de la France (Périgueux, Quimper, Guipry, Paris…etc.)
et ce stage, le fait de nous lever tous à la même
heure , de partager ensemble des moments inoubliables , et tout ça
pendant treize jours, nous a beaucoup liés.
Texte de Germagnan Jeremy
Membre du Club: Agora karaté-Do
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